L’univers bactériel

Lynn Margulis fut l'une des premières biologistes à montrer que, dans la nature, la coopération est plus importante que la compétition. Les bactéries et l'ensemble du biotope sont les lieux d'une interaction continue dont l'homme est l'un des plus spectaculaire résultat. Solidaire de ce microcosme "qui vit en nous comme nous vivons en lui", l'homme peut sceller une nouvelle alliance avec le monde, véritable révolution scientifique et philosophique, dont ce livre propose de poser les premières fondations. Cette nouvelle lecture du monde vivant rend obsolètes et imaginaires les discours justifiant le "darwinisme économique" par l'évolution biologique. Les théories économiques fondées sur le "struggle for life", la "loi du plus fort" et la compétitivité perdent en effet leurs légitimités théoriques puisqu'elles se fondent sur les travaux de Spencer qui prit lui-même pour modèle, en les caricaturant à vrai dire, les thèses de Darwin.

L'évolution dans la nature est infiniment plus subtile et nuancée que la logique proie/prédateur mise en scène dans l'économie moderne. Et Lynn Margulis développe de nombreux exemples.

  • Poche: 339 pages
  • Editeur : Seuil (21 mai 2002)
  • Collection : Points Sciences
  • Prix : 9,10 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : L'Univers bactériel

Le Messie récalcitrant

" Tout dans ce livre peut être faux. " Quand, sur une verte prairie de l'Illinois, Richard - pilote de tourisme à trois dollars la balade - se pose à côté d'un Travel Air 4000, il est curieux de savoir qui tient le manche de ce vieux zinc... Un " saltimbanque de l'air " comme lui, sans doute... Pas tout à fait. Certes, Donald est bien un pilote, mais avec ces cheveux longs, ce regard sombre et ce drôle de halo doré autour de lui, il ne ressemble pas à un professionnel. C'est vrai, dans le passé, Donald s'est découvert d'étonnants pouvoirs de guérisseur, de maître à penser à qui les foules demandaient toujours plus. Alors, le jeune homme a fui. Son " message ", il le révélera à Richard. Non pas en doctes leçons, mais au fil d'aventures cocasses et inattendues...

  • Relié: 160 pages
  • Editeur : Flammarion; Édition : © 1978, Flammarion (1978)
  • Collection : Fiction Etrange
  • Prix : 19,58 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Le Messie récalcitrant

Race et histoire

Dans ce petit ouvrage Claude Lévi-Strauss démontre de manière rigoureuse à quel point un modèle unique développement paupériserait la nature humaine et la conduirait vers des âges sombres, à quel point un hypothétique "gouvernement mondial", que certains appellent parfois de leurs vœux, serait dangereux pour la civilisation humaine. Car le progrès et la transformation des uns - quelque soient les sens donnés à ces termes - ne peut s'accomplir que sous l'absolue étrangeté que représentent les autres.

" Nous avons, au contraire, cherché à montré que la véritable contribution des cultures ne consiste pas dans la liste de leurs inventions particulières, mais dans l'écart différentiel qu'elles offrent entre elles".

"Il n'y a pas, il ne peut y avoir, de civilisation mondiale au sens absolu que l'on donne souvent à ce terme, puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence. La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l'échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité."

On pourrait formuler autrement cette même idée du point de vue symbolique : chaque culture est porteuse d'un ou de plusieurs mythes fondateurs. Lorsqu'elle le réalise dans ses valeurs, et par suite dans ses œuvres, elle croît en influence et apporte sa pierre à l'œuvre de l'humanité. Les risques de l'actuelle "mondialisation" des valeurs occidentales ne résident pas dans l'excès d'enthousiasme de ses zélateurs, mais dans la faiblesse des autres culture - comme l'islam ou l'Esprit du peuple Russe par exemple - à s'affirmer pleinement dans la lumière leurs mythes fondateurs. L'islam sut le faire, par exemple, aux X-XII siècle dans l'Al-Andalous à l'époque des Almoravides.

La vraie tolérance n'est pas une attitude contemplative, elle consiste à encourager le développement des valeurs autres, même et peut-être surtout si celles-ci ne nous plaisent pas ou nous semblent totalement étrangères. C'était déjà la posture philosophique de Voltaire.

  • Poche: 127 pages
  • Editeur : Gallimard (14 mai 1987)
  • Collection : Folio Essais
  • Prix : 8,20 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon  : Race et histoire

Ho’oponopono

Le simplicité à bien des vertus ! Le regard intérieur aimant qui voit et pardonne produit bien des miracles! Et ce livre en propose de nombreuses applications pratiques.  L'essence du symbolisme pratique consiste à reconnaître que le monde extérieur est le reflet fidèle de nos plus intimes pensées, que tout ce qui nous arrive est là afin d'amener notre conscience à s'ouvrir à ses schémas profondément cachés et enfouis pour mieux l'en libérer. Evidemment, il aurait fallu discuter plus profondément cette thèse essentielle, mais l'important est ici la pratique.

Ho'oponopono est un art chamanique ancestral Hawaïen de guérison. On raconte souvent cette histoire : quand le docteur Len "est arrivé dans l'hôpital d'Hawaï, les malades étaient très violents et les conditions de travail pour le personnel particulièrement difficiles. Quelques mois après son arrivée, un peu de calme s'était déjà installé parmi les patients et le personnel. Petit à petit les cellules d'isolement se sont vidées et les traitements ont été allégés. Au bout de trois ans la salle ou se trouvaient enfermés les cas les plus graves fut fermée car pratiquement tous les malades avaient vu leur état s'améliorer de façon importante et avaient pu être libérés. Le plus incroyable dans cet histoire est que le Dr. Len ne voyait jamais ses patients. Il ne recevait jamais personne en entretient. Il s'enfermait dans son bureau et regardait simplement les dossiers de ses malades un par un, et travaillait sur lui-même. Et à mesure qu'il travaillait sur lui les malades allaient de mieux en mieux. Quand la nouvelle s'est répandue, tout le monde lui a demandé ce qu'il avait pu faire pour obtenir un tel résultat. Il a alors répondu :

- Je guéris la partie de moi qui les a créés. Car tout dans ma vie est ma création. Je sais que c'est difficile à admettre. mais si je veux changer ma vie, je dois commencer par me changer moi-même.

- Et comment faites vous cela ?

- Je prends chaque dossier et je répète simplement : "Désolé, pardon, merci, je t'aime".

- C'est tout ?

- C'est tout !

L'interdépendance quantique et les expériences de supramentalisation du corps d'Aurobindo et de Mère ne sont pas très loin… même si les plans de réalités mis en jeu sont assez différents.

  • Poche: 160 pages
  • Editeur : JOUVENCE (7 mars 2011)
  • Collection : Les maxi pratiques
  • Prix : 8,70 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Ho'oponopono

Les démons de Gödel

Parfois considéré comme le plus grand logicien de tous les temps après Aristote, Kurt Gödel est connu pour son fameux théorème d'incomplétude qui créa un mini raz-de-marée dans le microcosme mathématique des années 1930. Pierre Cassous-Noguès a analysé ses carnet de note et découvert à quel point la pensée et la vie de cet homme étaient imprégnées de réflexions métaphysiques.

Gödel à notamment développé une remarquable réflexion sur le temps et proposé des idées que l'on retrouve seulement aujourd'hui dans la théorie de la gravité quantique, avec les travaux de Carlo Rovelli :  la notion que le temps serait une construction de l'esprit humain. Dans la réalité du monde sans temps les événements "s'enchaîneraient" alors en une immense et permanente coïncidence.  Le temps serait simplement reconstruit par notre cerveau pour nous permettre de développer des projets et agir dans le monde, mais il n'aurait pas d'existence en soi. C'est pourquoi, lorsque nous mourons, le sens du temps disparaît et, avec elle, l'illusion du déroulement des choses. Philosophiquement proche de Husserl, Gödel développa de longues réflexions sur l'intuition en mathématique et l'existence d'un royaume métaphysique peuplé d'anges, de démons et d'équations mathématiques.

L'auteur montre que le platonisme de Goëdel est marqué par trois thèses :

1. Il est indifférent que les objets mathématiques s’inscrivent dans une réalité à part, un ciel d’idées qui se superpose au monde sensible, ou dans une raison sous-jacent à l’ego et, par conséquent, inconsciente.

2. Le monde mathématique (soit intérieur à la raison, soit développé dans l’extériorité) est peuplé d’anges. Les objets mathématiques s’accompagnent d’êtres bizarres, qui sont dans les idées comme nous sommes dans la matière.

3. Le monde mathématique (objets et anges mathématiques) nous est donné dans une intuition, différente de l’intuition sensible, mais supposant comme elle un organe particulier.

Un voyage étonnant dans l'esprit du plus grand logicien de notre temps.

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : Points (8 mars 2012)
  • Collection : Points Sciences
  • Prix : 10,99 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Les Démons de Gödel : Logique et folie

Ainsi parla Zarathoustra

Frédéric Nietzsche ! Quel philosophe a fait couler plus d'encre ? Ce livre, je l’ai lu et relu, et le relis à chaque fois que j’ai besoin d’un souffle d’air frais dans mes neurones ! Pensée irrespectueuse et combien libératrice ! Style poétique et combien inspiré !

"Car je préfère encore le vacarme, le tonnerre et les malédictions de l'orage à cette tranquillité de chat, pleine de prudence et de doute : et parmi les hommes aussi, ceux que je hais surtout, ce sont ceux qui vont à pas de loup, les roi de la demi-demi-mesure, les nuages migrateurs qui doutent et qui hésitent.

Et "celui qui ne sait pas bénir, il faut qu'il apprenne à maudire !"- cette claire doctrine m'est tombée d'un ciel clair, cette étoile brille dans mon ciel même par les nuits noires.

Mais moi je sais bénir et dire oui quand tu m'entoures, toi le pur ! le lumineux ! toi l'abîme de lumière ! - alors au fond de tous les abîmes je porte mon affirmation qui bénit."

La force du texte est presque incantatoire sans jamais, au grand jamais, enfermer ni la pensée ni la conscience. Un grand souffle de liberté à traversé le XIXe siècle et son vent ébouriffant nous manque.

Comme plus tard Aurobindo, mais à sa manière de philosophe de la joie et de l’Immense, il annonça déjà l’homme après l’homme :

 « Ce qui est grand dans l’homme c’est qu’il est un pont et non une fin : ce qui peut être aimé en l’homme c’est qu’il est un passage et un déclin (…).

Voyez, j’annonce l’éclair et je suis une grosse goutte qui tombe du nuage : mais cet éclair s’appelle surhomme. – »

  • Poche: 514 pages
  • Editeur : Rivages (4 septembre 2002)
  • Collection : Rivages poche
  • Prix : 10,65 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Ainsi parla Zarathoustra

Prédire n’est pas expliquer

René Thom, qui reçut la Médaille Fields pour ses travaux, est l'auteur de la "théorie des catastrophes", un modèle mathématique composé de sept formes géométriques abstraites capables de représenter des événements aussi différents qu'un coucher de soleil et un chien prêt à l'attaque (ou la fuite).

Mais cet ouvrage n'est pas mathématique, c'est la réflexion d'un homme de science sur la pensée analogique et ses conséquences sur notre vision du monde. A la question "êtes vous matérialiste ?" Thom répondit : "Je ne pense pas. Je vois la matière dans une optique aristotélicienne, une sorte de continu qui peut acquérir des formes. La forme peut être externe, visible, ou interne. la forme interne, c'est ce que l'on appellerait une qualité, du point de vue sémantique. La materia sigmata d'Aristote, c'est une matière pourvue de qualités. Selon moi, toute qualité peut précisément être vue, dans une certaine mesure, comme une forme spatiale, une forme étendue dans un espace abstrait."

Et ailleurs : "une analyse topologie d'une situation a un contenu qualitatif qui n'est pas quantitatif. Il y a en ce sens un contenu qualitatif et non quantitatif dans la théorie des catastrophes".

Ces travaux donnent une base scientifique à la pensée analogique beaucoup utilisée par les "ésotéristes". Contrairement aux approches habituelles de la science fondées sur la causalité, l'auteur montre que le Réel devient intelligible si l'on décrit quelques "formes" abstraites et originelles sur lesquelles se moulent, en quelque sorte, les événements du monde. C'est pourquoi il s'opposa à la mécanique quantique qui est une "théorie qui a renoncé à l'intelligibilité". Cette vision rejoint bien sûr, du moins dans l'esprit, les propositions de Jung pour qui les mondes psychiques et physiques dériveraient d'un même continuum, l'unus mundus.

  • Poche: 171 pages
  • Editeur : Editions Flammarion (2 mars 2009)
  • Collection : Champs sciences
  • Prix : 7,20 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Prédire n'est pas expliquer

Les mythes Grecs

C'est une synthèse, en deux moyens volumes, du corpus des mythes issus de la tradition grecque. On y trouvera donc une mine d'informations et d'histoires, de personnages et d'aventures. Il y a en outre, à la fin du second volume, un glossaire des noms des personnages mythologiques et leur traduction en français, ce qui est fort utile pour comprendre le sens symbolique de ces histoires traditionnelles. Bien sur, cela n'évite pas de lire Ovide (Les Métamorphoses) ou L'Odyssée si l'on souhaite s'immerger dans le monde merveilleux. Mais Robert Graves offre d'utiles synthèses en signalant les différentes versions d'une même histoire. Nous nous éloignons cependant de l'interprétation purement historique des faits mythiques proposée par l'auteur. Mais ce livre est fort utile pour sa fidélité aux détails et l'on sait, dans la lecture symbolique, à quel point ceux-ci sont essentiels !

  • Relié: 666 pages
  • Editeur : Fayard (13 décembre 1979)
  • Prix : 35,50 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Les Mythes grecs, édition intégrale

Le Prophète

On ne présente plus Khalil Gibran, dont la poésie si subtile et si profonde continue la grande tradition de la littérature Arabe. Il sait, en quelques lignes, nous transporter vers ces azurs limpides où s’ébattent silencieusement les pensées de dieu, et suggère à notre esprit engourdi la clarté vivifiante des cimes. Nous avons cité de nombreux passages de cet ouvrage dans le livre sur les Maisons Astrologique car, sans doute de par la nature des choses, l’auteur à exploré dans son Prophète les douze territoires essentiels qui organisent la vie de chaque être humain, en révélant leur haute profondeur : le travail (maison VI), les racines (maison IV), l’amour, les enfants (V), l’amitié (VII)…

Et puis cette très belle citation : « le travail est l’amour rendu visible ».

  • Broché: 96 pages
  • Editeur : Pocket (27 septembre 2012)
  • Collection : Pocket
  • Prix : 1,55 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Le prophète

Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience

C’est sans doute l’ouvrage le plus accessible pour entrer dans les travaux intérieurs d’Aurobindo et de Mère. Saprem, une fois encore, s’en fit le scribe fidèle en clarifiant la nature du yoga intégral développé par le philosophe et mystique Indien, le fonctionnement des différents plans de conscience et les voies de contact avec le plus subtil et le plus transformateur : le supramental. « L’homme est un être de transition » écrivait déjà Aurobindo au début du siècle passé. C’est ce chemin qui conduit vers « l’homme après l’homme » qu’explora la sage de Pondichéry.

Le titre du livre est on ne peut mieux choisi, c’est effectivement d’une conscience qui s’aventure dans l’exploration des autres mondes qu’il s’agit, sans substances chimiques ni stimuli ascétiques, mais par la pure ouverture de soi à l’Immense. En ces époques où la mécanique quantique faisait ses premiers pas sur la scène du monde, Aurobindo expérimentait déjà la dimension holographique et unifiée du Réel :

« Pour le sens supramental, rien n’est vraiment « fini », séparé ; fondamentalement, c’est le sentiment que tout est en chaque chose et que chaque chose est en tout ; il n’y a plus de mur de limitation ; c’est un sens océanique et subtil où chaque connaissance sensorielle particulière, chaque sensation est comme une vague ou un mouvement, ou un poudroiement, ou une goutte qui, pourtant, est une concentration de l’océan tout entier et inséparable de l’océan… C’est comme si l’œil du poète ou de l’artiste avait remplacé la vision banale ordinaire, qui ne voit rien – mais un œil singulièrement spiritualisé et glorifié – comme si, vraiment, c’était la vision du Poète divin suprême à laquelle nous participons et qu’il nous était donné la pleine vue de Sa vérité et de Ses intentions dans Sa figuration de l’univers. »

  • Broché: 396 pages
  • Editeur : Buchet Chastel; Édition : revue et corrigée, 3e (14 mai 2003)
  • Collection : Essais et documents
  • Prix : 25,35 €

Pour commander vous allez être redirigé vers Amazon : Sri Aurobindo ou l'Aventure de la conscience