Gémeaux

Les Gémeaux

Curieux de tout, aspirant à tout voir, à tout faire, la personnalité Gémeaux se disperse très souvent dans des activités multiples.

Cela pourrait ressembler à un lâcher de petits ballons multicolores par une brise légère, à un feu d'artifice réalisé dans l'intimité d'un cercle d'amis. Ainsi, la curiosité des Gémeaux est-elle insouciance, légèreté, papillonnage, très différente de celle du Bélier qui va droit au but. Les jumeaux du zodiaque procèdent par petites touches, un pas à droite, un pas à gauche, un détour par-ci, un détour par-là, jusqu'à ce qu'ils arrivent à leurs fins. L'être transforme sa vie en une aventure au quotidien, il va à la découverte de son milieu physique, émotionnel et intellectuel en testant les différentes possibilités, mais aussi les limites essay writer is easier than never. Contrairement au Sagittaire - signe opposé - il se sent peu attiré par le monde lointain des idées philosophiques et de l'exotisme culturel. Il a besoin de comprendre le kaléidoscope du réel qui affleure dans "l'ici et maintenant". Chaque événement, même le plus insignifiant, suscite en lui une avalanche de questions entraînant avec elles une kyrielle de réponses possibles. L'être s'ingénie à suivre les mille chemins du monde où il vit, en croyant naïvement qu'il suffit d'en démonter le mécanisme pour le connaître. Aussi ne cesse-t-il de faire des découvertes extraordinaires... pour lui seul, tel l'enfant émerveillé portant son regard pour la première fois sur une fleur.

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Sa joie consiste à découvrir des choses auxquelles il n'avait encore jamais pensées. Il imagine des scénarii à partir d'idées éparses prises ça et là. Le cheminement de ses processus mentaux n'est évident que pour lui seul, il est l'inventeur des associations d'idées, le sportif émérite du neurone... Cependant, son mental s'appuie sur le sens des réalités tangibles développées dans le signe du Taureau. Les idées qu'il manipule le concernent directement, il se réfère aux expériences de sa vie quotidienne, s'occupe de ses problèmes, élabore des cadres de références conceptuels personnels. Il tisse ainsi la toile de ses idées et l'attache solidement au rocher de l'expérience afin que la personnalité, encore potentielle, puisse s'épanouir en un lieu sûr. Aussi n'est-il pas surprenant de constater que les mots sont aux Gémeaux ce que les objets sont au Taureau : un outil de valorisation de soi, un moyen de s'étendre, et devenir plus que lui-même. Dans la langue des oiseaux, le NOM s'oppose au MON, tout comme le Gémeaux polarise et inverse l'énergie du Taureau. Pour lui, le langage est un jeu, il s'amuse à assembler les mots pour jouir de leurs consonances rares ou originales. Or nommer une chose c'est la connaître, la définir dans notre conscience. De cette façon, nous pouvons l'objectiver, la mettre dans une catégorie connue et ainsi court-circuiter les valeurs archétypales inconscientes auxquelles elle se rattache. Elle ne suscite plus la peur. C'est le poète piégeant l'imaginaire et le fantasque dans le filet des mots afin de transformer l'univers hostile et mystérieux de sa psyché en un lieu connu et familier. Les Gémeaux, par le jeu des mots et le jeu de mots, apprivoisent leur environnement. Par-delà cette curiosité qui les caractérise si bien, il y a un profond désir de se protéger de l'emprise de l'objet et de la sensation telle qu'elle fut expérimentée en Taureau. L'individu comprend peu ses sentiments profonds, il intercale le verbe entre lui et l'intimité qu'il n'ose établir avec lui-même ou avec l'autre : "je sais qui tu es, comment tu t'appelles, je suis donc différent de toi, je peux t'objectiver, mettre une barrière entre ma nature encore incertaine et ta présence".

La personne sensibilisée aux énergies Gémeaux apparaît comme une éternelle adolescente, l'esprit toujours en alerte, accompagné d'une pointe de naïveté. Elle se regarde agir, s'observe, dialogue avec elle-même, se raconte des histoires drôles. Lequel de ses nombreux moi est-elle vraiment ? Grossièrement, il existe deux types de Gémeaux, selon que le thème indique une dominante extravertie ou introvertie. Dans le premier cas, l'être accentue le côté mental de sa personnalité. Il peut afficher un certain cynisme, une ironie mordante, de telle sorte qu'il ferait un parfait pamphlétaire, à moins qu'il n'apparaisse sous les traits d'un petit lutin, l'œil pétillant de malice, amoureux des farces et des calembours. Les Gémeaux introvertis sont aux prises avec une sensibilité à fleur de peau : on ose à peine l'effleurer de peur de la blesser. Il traverse parfois des périodes de morosité sans bien savoir pourquoi. En effet quelque soit la dominante du thème, un des problèmes-clés de ce signe est de reconnaître les sentiments et les émotions qui l'habitent. Il peut se sentir complètement paralysé lorsqu'il se trouve contraint à exprimer directement son affectivité. Il s'en tire généralement par une pirouette intellectuelle, à moins que ce ne soit par une remarque tranchante qui coupe court à toute discussion. C'est peut-être le signe du zodiaque le moins porté à l'introspection émotionnelle. Cependant, il sent intuitivement que, au-delà de celle-ci, existe un lieu de lumière pure débarrassée des ombres de ce qu'il nomme parfois la "sensiblerie" humaine.

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Il possède une remarquable faculté d'adaptation et établit facilement des contacts avec tout le monde. Sa vivacité d'esprit le rend apte à saisir instantanément la teneur du discours de l'autre et à y répondre du tac au tac. Une telle facilité de compréhension conduit quelquefois la personnalité à s'intéresser à une multitude de sujets sans jamais rien approfondir. Trop confiante en ses facultés intellectuelles, elle ne peut se concentrer longtemps sur un problème sans en éprouver de l'ennui. La diversité, les expériences multiples et toujours renouvelées sont une condition sine qua non à sa joie de vivre. Un des mots-clés de ce signe pourrait être "instabilité". Contrôlée, elle est la garantie d'une riche moisson d'expériences ; non contrôlée, elle est la source d'un papillonnage pouvant aboutir à un sentiment de fragmentation de la personnalité et par suite, à un épuisement nerveux.

La personnalité s'étend grâce au nombre de ses relations. En d'autres termes, la sensation intime de son importance est proportionnelle à la densité et à l'étendue du réseau de connaissances dont il est le centre. Très souvent, il parle plus qu'il n'écoute, et n'a que faire des projets sociaux et des théories intellectuelles qui n'ont aucune incidence sur sa vie. Il se meut dans la bulle de son environnement, plus ou moins large selon le niveau du vécu, en explore toutes les circonvolutions, en démonte tous les mécanismes, note, classifie, ordonne selon ses concepts personnels, expérimente... Puis, saturé de vagabondages, il daigne tourner son regard - et non son cerveau ! - à l'intérieur de lui-même. Il réalise alors que sa motivation la plus inavouée est la recherche de l'âme-sœur qui abolira la dualité qui le partage et le disperse sans cesse.

Il devient alors de plus en plus conscient qu'il en est du savoir comme de l'énergie électrique ou de l'énergie nerveuse : on ne peut le stocker ! Afin de conserver ses découvertes, il peut être tenté d'écrire. Il consignera dans un journal ses expériences personnelles ainsi que toute association d'idée nouvelle. Cela est également pour lui un bon moyen d'acquérir une plus grande stabilité. Ce monde intellectuel, tout frémissant de l'instant présent, commence ainsi à s'inscrire dans la durée. Mais si les paroles sont éphémères, les écrits se vident par perte du sens. On peut stocker des signes, mais pas la signification dont ils sont porteurs. C'est ainsi que le troisième signe achève la mission dont il est investi en préparant le terrain à l'étape suivante : le Cancer. Après avoir découvert la multiplicité du réel, rayonné et raisonné en son sein, tenté de le fixer en un éternel présent, la personnalité Gémeaux qui a usé de tous les possibles, aspire maintenant à une tâche nouvelle : approfondir et laisser mûrir cette riche moisson sur la base d'une union conjugale exclusive.

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Taureau

Le Taureau

Ce signe se manifeste ici sur un mode de sensorialité pré-rationnelle. L'être perçoit le monde par le flair, d'une façon très physique, bien plus que par la raison. L'individu "sent" instinctivement ce dont il a besoin sans se donner la peine d'analyser les situations : il possède un "bon sens" naturel très sûr. L'élan du Bélier devient enracinement, la spontanéité se mue en puissance. Les ardentes flammèches de l'origine perdent leur liberté d'expression en entrant dans la substance. En d'autres termes, l'être acquiert une secondarité de réaction. Il s'efforce de réaliser ses objectifs de façon aussi parfaite que possible, d'où un certain nombre d'hésitations avant de se lancer dans un projet examples on stem cell research help. Il peut également vérifier et re-vérifier longuement et avec minutie le travail déjà réalisé afin de se rassurer sur sa qualité.

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L' être réceptif aux inergies "Taureau" juge choses et gens en fonction de la sensation de bien-être qu'ils lui procurent. En conséquence, la personnalité de ce type doit lutter contre une certaine inertie, contre une tendance naturelle à se laisser vivre dans un égoïsme confortable. Ce signe de terre attache de l'importance aux valeurs concrètes, il éprouve une nécessité profonde de s'enraciner dans le réel afin de trouver stabilité et nourriture. Point d'envolées philosophiques ni de problèmes métaphysiques : ce qui est est. La personnalité aime, par exemple, se sentir bien dans ses meubles (généralement robustes et rustiques) ou se promener sur ses terres, riches et cultivables. L'inergie Bélier, toujours présente, est simplement recouverte d'un manteau qui la canalise en vue de la réalisation d'un but utile. En effet, ce signe attache beaucoup d'importance à la grandeur du labeur, au travail bien fait. Les préoccupations peuvent être "organiques" et, par exemple, induire chez la personne un intérêt prononcé pour la nature et les problèmes écologiques, ou encore un goût particulier pour les plaisirs de la table et les nourritures simples. Si le but est social, l'être coopère avec d'autres, il démontre une grande capacité de travail, une patience à toute épreuve, il fait preuve d'endurance, de résistance physique et psychique, mais aussi d'entêtement et d'obstination si des obstacles se dressent devant lui. Lorsque le soleil franchit les premiers degrés de ce signe, le feu du Bélier n'est pas encore totalement apprivoisé, il "couve sous la braise" et éclate quelquefois en de violentes colères. La personnalité, mue par de puissantes passions, est capable de remettre en cause, sur un coup de tête, des résultats patiemment acquis.

L'être chez qui les inergies Taureau prédominent a besoin de se sentir propriétaire pour se sentir être, il découvre son identité à travers ce qu'il possède. L'étendue de sa personnalité est à la mesure de celle de ses biens... des biens dont il lui faut palper la réalité concrète ! Souvent son sentiment de sécurité est tellement identifié à ses possessions qu'il éprouve beaucoup de difficultés à accepter le moindre changement. A l'extrême, il proclame : "j'ai toujours été comme cela, je ne changerai jamais". Il se sent blessé dans sa propre chair si quiconque entreprend de toucher à ses acquis. Le besoin de posséder représente une expérience indispensable à la construction de sa personnalité.

Taureau

Le trait de son tempérament le plus caractéristique est une forme de respect inconditionnel de la vie et de la nature qui peut le conduire au don de l'amour universel. L'être "sait" instinctivement que la matière est "grosse" de la vie. Au niveau individuel, il œuvre patiemment pour révéler au monde le secret intime de l'objet : la beauté. Puis, plus tard, il le percevra comme le manteau radieux de la Divinité.

L'inergie sexuelle et la possessivité sont deux qualités-clés de ce signe. Toutes deux trouvent leur résolution dans le signe opposé, le Scorpion. Au niveau socio-culturel, la sexualité a un but utile, procréateur, celui de la venue au monde d'un enfant afin que puisse se construire dans le Cancer, un foyer : elle est instinct de reproduction. Au niveau individuel, elle représente une inergie capable de mettre en contact le "petit soi" avec le Soi : elle relie la personnalité à l'âme. Au niveau spirituel, elle devient pouvoir créateur. L'artiste du Taureau est avant tout un sensitif qui perçoit au plus profond de sa chair l'harmonie et la beauté. Ses domaines de prédilection peuvent être la poterie ou la peinture... et plus généralement toutes les disciplines liées au sens du toucher, représentatives de la plasticité de l'objet. Les œuvres d'art ne sont pas forcément réalistes, mais elles expriment toujours la puissance et la densité du réel. Ainsi, l'artiste de la Balance sera plus sensible à l'harmonie des couleurs alors que le Taureau vibre à l'unisson d'un bleu ou d'un vert particuliers.

La personnalité se construit et s'affirme progressivement au fil des rondes zodiacales. A l'étape Taureau, elle va tout d'abord à la découverte de la matière, de son corps et de ses besoins biologiques. Elle expérimente toutes les sensations que procure la jouissance de la matière. Puis, socialement, elle se construit une identité en développant un statut de propriétaire. Au niveau individuel, la personnalité réalise que si la possession fût une aide, elle est à présent l'entrave. De profonds bouleversements s'annoncent. Le Taureau devient alors le signe de la mort de la forme afin que le désir puisse céder une place croissante à l'aspiration. Essayons de définir le sens attribué à ces termes :

Le désir est l'attrait de la personnalité pour le monde extérieur "objectif". Dans le Bélier, c'est le désir pour le désir. Dans le Taureau, c'est le désir pour la satisfaction du désir. L'aspiration se manifeste lorsque la personnalité tourne son regard vers l'intérieur, vers la "vie", ou vers l'âme qui incorpore sa matière. Dans ce cas, elle acquiert une puissante volonté capable de renverser les montagnes. Cependant, celle-ci peut être mise au service de l'ego : il s'ensuit alors des personnalités qui bouleversent tout sur leur passage, hommes-bulldozer aux idées bien arrêtées. Il est particulièrement difficile de leur en faire changer, pour le meilleur comme pour le pire, car ils se sentent guidés par une profonde conviction intérieure et un besoin inconscient de domination, de modeler l'univers selon leurs désirs. Positivement, la formidable inergie taureau, précédemment orientée vers la recherche d'un bien-être organique, est maintenant utilisée consciemment pour concrétiser les idées-semences du Bélier. Tel fut le cas de Karl Marx, avec le Soleil, la Lune et Vénus dans le Taureau, l'ascendant est en Verseau.

Lorsque l'individu n'est pas occupé à remodeler la matière mentale, émotionnelle ou physique de son environnement, il s'oriente tout entier dans un effort de fusion avec le Soi. Citons Pierre Teilhard de Chardin et Jean Marie Vianney (curé d'Ars) qui ont respectivement six et quatre planètes dans le signe du Taureau. Nous observons alors un effort de spiritualisation de la substance. En effet, Teilhard de Chardin considère que la matière couve une puissance spirituelle. Par une ascèse de détachement, il parvint à déchiffrer en filigrane, à travers le cosmos, la figure divine du Christ. Si l'on accorde quelque crédit à la tradition spirituelle de l'humanité, il semble que Bouddha reçut l'illumination à la suite d'une pleine lune de mai. Or, le Bouddhisme est essentiellement une philosophie qui éveille l'être à la façon de réorienter le désir et d'éliminer la souffrance. Sa profonde sagesse sur la nature et l'impermanence du réel conduit au détachement et à la découverte d'un centre de conscience indépendant. Ainsi, les valeurs du Taureau (permanence de la substance, beauté, richesse...) sont relativisées. La personnalité ne s'y identifie plus. En d'autres termes, Bouddha indiqua, six siècles avant notre ère, comment réaliser ce changement de centre de conscience, de quelle façon transmuer le désir en aspiration. Quoi qu'il en soit, que l'option choisie soit une transformation des valeurs matérielles (Marx) ou un détachement de celles-ci (Bouddhisme) le sujet de préoccupation de l'être reste le même.

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Le Bélier

 

Le Bélier

"Désir" est ici le mot-clé. Non pas le désir du Taureau , qui est volonté de posséder et de conserver, mais le désir de désirer. Peu importent le but ou les résultats de l'initiative, l'important est de se sentir porté, soulevé, enivré par l'expérience même de l'impulsion qui passe à travers soi : l'être se donne tout entier à la jouissance de la vie qui le traverse. L'action, la vitesse, le sport, ne sont que des moyens par lesquels il expulse le trop plein d'inergie qui bouillonne en lui. Rien n'épuise plus le Bélier que le repos. Ce signe est celui des multiples recommencements : que le désir soit satisfait ou abandonné pour cause d'inaccessibilité immédiate, l'activité s'exprime en dents de scie. Tantôt enthousiasme et passion sont les mots-clés de son existence ; tantôt il recule, las de devoir toujours aller de l'avant et tout à coup incertain de ses propres motivations. Cette attitude de "moi d'abord", ponctuée de périodes de doutes, apparaît paper format includes introduction, results, vue de l'extérieur, comme de l'égoïsme, mais il s'agit d'un égoïsme inconscient, l'être étant tout entier plongé dans la subjectivité. Les trois signes de Feu présentent ce caractère individualiste : Le Bélier est mû par un "égoïsme sacré".

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Il pressent au fond de lui-même qu'avant de tenir compte des autres il doit construire sa personnalité - coûte que coûte. C'est un égoïsme par excès d'inergie. Le Lion manifeste un égoïsme de type "moi-je". Persuadé de l'unicité de sa personnalité, il s'affirme. Il s'agit d'un excès de conscience de sa propre valeur. L'égoïsme du Sagittaire est plus subtil. Il tend à enfermer les autres dans une vision du monde qu'il démontre de façon implacable. Il comprend ses compagnons, mais peut combattre leurs idées avec la plus grande intolérance. Porté par les ailes du désir, le Bélier se construit une personnalité. Il cherche sa voie en exagérant son indépendance et ses revendications. Ses paroles sont franches et directes, quelques fois involontairement blessantes car il en mesure mal la portée. Peu enclin à la diplomatie, il a tendance à dire ce qu'il pense, peu importe si on le lui demande ou non. Il apporte avec lui la fraîcheur de la spontanéité, la puissance de l'authenticité. Mais aussi l'étincelle qui embrase les situations délicates. Au fond de lui-même le Bélier ne sait pas très bien qui il est, d'autant plus qu'il ne prend que rarement le temps de s'arrêter pour regarder vers l'intérieur. Cette situation est symbolisée par les deux hyperboles du glyphe : l'une se dirige vers la gauche, en direction des Poissons ; la seconde, orientée vers la droite, indique la recherche perpétuelle de nouveaux possibles. Dans le premier cas l'être ressent confusément une attirance vers le passé, un désir inconscient de se réfugier dans la sécurité d'une famille ou d'un groupe qui rayonne chaleur et protection. Au fond de lui-même le Bélier sait intuitivement que sa quête effrénée d'aventures est la meilleure façon de se protéger de son passé. L'inactivité signifierait pour lui un retour dans les brumes de la confusion émotionnelle. Au pire, il peut développer certaines qualités de médiumnité ou imiter inconsciemment les comportements de son compagnon ou de sa compagne dans une recherche désespérée d'identité. Tout cela signe une réceptivité non contrôlée à l'inconscient collectif symbolisé par les Poissons. Dans ce cas, dans l'intimité de son cœur, l'être mû par des inergies Bélier sait que ses exigences d'indépendance - et d'égalité avec les hommes s'il s'agit d'une femme - sont incertaines et fragiles. Sa plus grande angoisse est d'être dévoré par un passé auquel il échappe en se jetant dans de nouvelles passions et dans de nouvelles revendications. Le Bélier a constamment besoin d'être rassuré et soutenu de l'extérieur, tout en voulant croire de toutes ses forces à l'illusion de son indépendance. Il recherche un personnage idéal auquel il puisse s'identifier, qui puisse lui donner une raison de vivre. S'il se sent épaulé il est capable de toutes les audaces, dans le cas contraire il hésite entre la nostalgie et l'aventure, le romantisme et la passion, la sécurité prison et l'incertitude de la liberté. Puis, devenu conscient de sa puissance, l'être commence à créer et à entreprendre, il se lance dans les affaires, s'investit dans une association, ou devient le chevalier d'une noble cause, selon le contexte thématique. Dans tous les cas il aspire à une réussite qui le mènera loin du contexte traditionnel de sa jeunesse. S'il adopte les modes de vie imposés par la collectivité, c'est que ceux-ci représentent une commodité pour arriver à ses fins. Mais il est très capable d'une subite volte-face et de brûler ce qu'il a jadis adoré.

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Rien ne l'empêche de défendre avec acharnement et conviction un idéal pendant une partie de sa vie, cependant si celui-ci ne répond plus à son attente il peut le laisser choir et s'engager tout aussi passionnément dans une autre aventure. A présent le désir n'est plus une sollicitation confuse du monde extérieur mais une aspiration à se réaliser en tant que personne. L'individu cherche à incorporer en lui les qualités de l'Homme Idéal qu'il admire chez d'autres. Ces êtres sont constamment dans le feu ; partout où ils vont ils apportent purification et inergie, stimulent leur environnement, lancent spontanément des idées, initiatrices de nouvelles aventures. L'aventure - physique, émotionnelle, ou mentale - devient son leitmotiv car, par ce moyen, il sent l'inergie vivifiante de l'Univers couler en lui. La tradition associe à chaque signe du zodiaque une partie du corps : la tête pour le Bélier. Cela signifie que l'inergie du signe se focalise particulièrement dans et par ce lieu, ainsi que la fonction qu'il symbolise. A un niveau superficiel on lira qu'il est sujet aux accidents à la tête (coups, rupture d'aponévrose, éventuellement forceps à la naissance) en raison de la tension à laquelle celle-ci est soumise. A un second niveau, la tension n'est plus extérieure mais intérieure. La tête est le berceau des idées, là où naissent les pensées semences. Devenu conscient de l'inergie du signe sur le plan physique (vitalité, capacité de passer à l'action) et sur le plan émotionnel (diriger le désir vers un but), il lui reste à l'apprivoiser sur le plan mental. Ce sont les fameuses cavales mangeuses d'hommes du mythe d'Hercule. Les pensées non contrôlées dispersent l'inergie de l'être, éparpillent son sentiment d'intégrité. A cette phase de son développement il devrait apprendre à cultiver le silence et se rappeler sans cesse cette remarque de William Thackeray : "Sème une pensée, tu récolteras une action ; sème une action, tu récolteras une habitude ; sème une habitude et tu récolteras un caractère ; sème un caractère et tu récolteras une destinée." Le contrôle conscient du mental ouvre la porte du royaume spirituel, l'être entre alors en contact avec l'inergie pure du signe qui est Vie et Amour se manifestant au moyen de l'Idée. Chaque pensée-semence apporte avec elle la puissance d'impact nécessaire à sa croissance et l'amour nécessaire à son intégration dans le monde. Le processus-clé est ici celui de la Résurrection. Dans la nature le Feu du Bélier éveille et stimule l'Étincelle de Vie de chaque forme et la pousse à progresser. Du point de vue spirituel il s'agit peut-être du signe de plus grande liberté - et de plus grande incertitude ! C'est le moment où l'appel de l'âme au renouveau de la personnalité est le plus pressant. La pression exercée sur cette dernière est si intense qu'elle se sent littéralement contrainte par la toute puissance du désir divin. Du point de vue de l'âme, l'équinoxe de printemps est la période du cycle annuel qui lui offre la plus grande liberté, le moment où elle peut potentiellement insuffler une nouvelle étincelle de vie au sein de l'être en incarnation.

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