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PANIER

La peau (1/2)


Le paradoxe de la sensation tactile est immense. Elle promet un contact direct avec le non-moi tout en soulevant la crainte de s’y consumer. Ce « non-moi » pourra être aussi tangible qu’un objet ou une peau amie, mais il appartient également à la sphère du sacré, comme le suggère l’image des cloches. Les peurs liées au toucher ne sont pas vaines ni pures pudibonderies, du moins pour ceux et celles qui touchent à partir du cœur, cette matrice où les puissances de la tête s’épanouissent. Pour les autres, le toucher stimule les désirs sexuels du petit bassin et les besoins de sécurité du ventre ou encore assouvit les ambitions de conquête des membres inférieurs. Tant que le cœur n’est pas ouvert, le toucher n’est pas perçu comme dangereux car la fermeture de sa conscience au non-moi protège le sujet.

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