Le Parchemin Magnifique (4) : les genoux

Le genou porte l’identité de la personne et inaugure la première relation intime. La cheville créait du lien mais n’entrait pas encore dans une relation personnelle avec l’autre, avec le monde ou avec dieu. Elle conservait l’impersonnalité d’un objet. Le genou est au contraire un appel à faire du « je » un « nous », à éroder les prérogatives du « moi », fussent-elles détentrices de « vérités », pour s’ouvrir à l’altérité. Le « je noue » propose de rétablir des liens sur la base d’une relation amoureuse exclusive, maturante et métamorphosante.

Genoux icone

 

Il est curieux de noter cette particularité orthographique de la langue française : des trois lieux du corps qui s’occupent de la relation, deux s’écrivent avec un « œ » qui signe graphiquement le lien : cœur et œil. Le troisième exprime l’union par ses sonorités : le « je-nous ». Les questions que posent les genoux ? « Quelles sont mes attitudes figées qui m’empêchent de jouir de la vie ? Est-ce que je reconnais pleinement mon désir et mon besoin d’être aimé ? Suis-je capable intérieurement et à chaque instant de me remettre en prière, d’adopter la posture de la génuflexion pour recevoir la bénédiction du Soi ?

 

 

 

 

CommanderLe Parchemin Magnifique: Opuscule IV : Les Genoux

One Response to “Le Parchemin Magnifique (4) : les genoux”

  1. Sylvie dit :

    Une nourriture pour l’âme ….c’est ce que je ressens après la lecture de ces « opuscules » que nous propose Luc Bigé.. En pénétrant les mythes, nous recevons un enseignement qui nous éclaire, qui nous conduit à la co-naissance … Que tout cela est clair, limpide même ! Quel plaisir dans la lecture , les mots sont simples, sonnent juste et nous entrons en résonance ….
    Oui, beaucoup de plaisir à s’immerger dans notre propre histoire et de reconnaître qu’elle est universelle, commune à tous et pourtant réinterprétée par chacun …un grand merci pour ce cadeau …car c’en est vraiment un …

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