Le loup des steppes

Harry Haller, cinquantenaire avait tout misé sur le Beau, l’Art, les Idées, en bref, l’Intellect, avant de se donner le coup de rasoir décisif face à un monde devenu absurde, un monde qui ne lui apportait que souffrance et désillusions.

Le fantastique s’invite alors dans le roman une première fois, sous la forme de visions étranges qui lui font découvrir que le monde peut être différent. Il rencontre d’autres personnes, une femme Hermine qui l’hypnotise, un joueur de saxophone sud américain (Pablo), sorte de sorcier vaudou manipulant allègrement toutes sortes de substances permettant de quitter le réel pour mieux le retrouver.

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Il y a aussi la figure du Bal masqué, celle du Théâtre (des Insensés où seuls sont admis les fous) et les nombreuses images oniriques des couloirs, des portes, des lumières, des musiques de l’au-delà.

On l’a compris, ce roman est une ondulation vertigineuse autour de la question essentielle du sens de la vie, une quête du graal moderne. Cette interrogation existentielle trouve sous la plume de Hesse, une solution éblouissante de génie.

Il n’est pas surprenant, tant il dérange et réveille, que cet ouvrage fût interdit par les nazis.

Un ouvrage proposé par Albin Virdis

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