La dimension cachée

En comparant le rapport des hommes à leur espace dans les cultures anglaise, française, américaine, japonaise et arabe, E.T. Hall dévoile les nombreux non-dits culturels qui sont parfois des sources d’incompréhension, voire de conflits.

« L’une des mes premières découvertes dans le domaine des relations interculturelles fut que la position du corps dans la conversation varie selon la culture. Pourtant, je n’en demeurais pas moins surpris qu’un de mes amis arabes ne parvint pas à marcher et à parler en même temps. Malgré des années de résidence aux U.SA., il ne réussissait pas à se promener normalement en bavardant. Il troublait le cours de nos promenades en me devançant pour se retourner et me faire face. Alors, il s’arrêtait. Je compris ce manège quand je sus que, pour les Arabes, regarder autrui latéralement est considéré comme une impolitesse, et que tourner le dos est très grossier. Chez les Arabes toutes les relations amicales impliquent une participation directe. (…) Etant donné que dans le monde actuel la plupart des gens ne soupçonnent même pas l’existence de ces moules culturels qui déterminent leurs pensées, il est normal que les Arabes jugent notre comportement d’après les structures inconscientes du leur« .

Et réciproquement.

« Nous donnons des formes à nos constructions, et, à leur tour, elles nous forment » remarquait déjà Winston Churchill

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C’est à ce salutaire décodage que s’est attelé E.T. Hall, professeur d’anthropologie à la North-western University.

Un second ouvrage intitule « Le langage silencieux », explore, dans le même esprit, les représentations du temps et ses conséquences sur les différentes cultures du monde.

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