L’Éveil de Narcisse

Narcise

Le mot grec qui désigne « Narcisse » signifie « narcose ». Le bel adolescent, dont Ovide nous relate l’aventure dans ses Métamorphoses, a donc une conscience engourdie. Il ne se « connaît pas lui-même » comme le rappelle le devin Tirésias que sa mère alla consulter dès la naissance de son enfant.
En s’écartant radicalement de l’approche psychanalytique classique du mythe de Narcisse, l’auteur renouvelle la compréhension de cette histoire qui concerne la nature humaine.

L’homme, en effet, n’est-il pas un immense Narcisse qui se regarde sans se soucier des souffrances infligées aux autres règnes de la Nature ? L’analyse symbolique des événements de la vie de Narcisse montre que le « narcissisme » n’est une pathologie que sur un très court moment du mythe. Le conte relate en réalité un processus d’évolution intérieure, avec des étapes très précisément décrites, qui conduit vers l’Éveil, vers la sortie de la narcose. Pas à pas, Narcisse apprend à se connaître lui-même, et c’est pourquoi, conformément aux prédictions du devin, il mourra à son ancienne identité pour renaître dans la splendeur de la fleur qui porte son nom.

La vie et l’œuvre de quelques Narcisses célèbres apportent leurs concours pour illustrer la face lumineuse de cet adolescent qui se cherche dans ses images intimes. Rembrandt, Dali, Proust et quelques autres appartiennent à la grande famille de ceux qui osèrent l’exploration de leur univers onirique pour déboucher finalement sur l’élaboration d’une œuvre à nulle autre pareille qui contient un résumé du Monde.

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One Response to “L’Éveil de Narcisse”

  1. Jean-Claude dit :

    Bonjour Monsieur Bigé

    Merci de mettre cet espace à disposition.

    Pour ce qui concerne le mythe de Narcisse, il semble que nous soyons nombreux à nous noyer dans les reflets sans cesse changeants de notre psyché.

    Identifiés – noyés -.

    Balayés par les tourbillons de l’Air, engloutis dans les flots impétueux de l’Eau, dévorés par les flammes du Feu, embourbés dans la Terre.

    Aussi proche que soi même ; pourtant aussi éloigné que l’univers le plus lointain.
    Le Centre immobile de notre être.

    La narcose est en effet telle qu’il est difficile pour notre esprit de ne pas sombrer dans les reflets chatoyants, parfois, fascinants, souvent, du miroir.

    Si ne sont ce que les caractéristiques de mon propre esprit.

    Ce serait vraiment merveille

    Recevez mes meilleures salutations

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